New Orleans: The Crescent City

9 novembre 2009 - by Lekin - 1 Commentaire

Après deux journées de route, nous arrivons à la Nouvelle-Orléans en empruntant la US 90, qui traverse les marais où l’on découvre les maisons sur pilotis qui abritent les pêcheurs du coin. Sans grand étonnement, nombre de ces bâtisses sont à vendre. On n’oublie pas comme ça la crise. Surtout dans l’un des états les plus pauvres du pays.

2 - French Quarter

Nous gagnons tranquillement notre auberge en milieu d’après-midi : India House Hostel. Conseillée par plusieurs backpackers rencontrés en Floride. L’endroit est accueillant, la déco chaleureuse, il y a des chats et des poissons rouges. La piscine, hélas, restera déserte car le soleil ne fut point des notres pendant ce séjour.

La Nouvelle-Orléans. On pense à la musique, c’est ici que le jazz a pris ses racines. On pense aussi à la cuisine, épicée, d’origine cadienne et créole. On pense à Katrina bien sûr, dont les conséquences socio-économiques se font encore ressentir, 5 ans après.

Mais la Nouvelle-Orléans, c’est aussi la fête. Fidèle à son passé de ville libertaire, on y trouve aujourd’hui nombre d’établissements, le long de Bourbon Street en plein coeur du Quartier Français, invitant à la débauche : débits de boissons, clubs de musique live et autres clubs de strip. On y boit dans la rue (chose rare aux Etats-Unis), et on vient s’y divertir à toute heure. Les rues y sont bondées le soir et on n’ose imaginer l’ambiance un soir de Mardi Gras.

La ville est elle-même charmante. Il y a une fierté culturelle locale (on a ici la meilleure musique du monde et la meilleure cuisine du pays) mêlée à une grande humilité qui poussent à l’insouciance. La ville est sujette à de nombreux caprices météorologiques, en plus d’être coincée entre le lac Ponchartrain et le fleuve Mississipi et construite sous le niveau de la mer. « Laissez les bons temps rouler » (traduction française d’origine cadienne de « Let the good times roll ») est ici devise officielle et témoigne d’un laisser-aller palpable. On prend le temps de prendre son temps, la musique est omniprésente dans les rues, les fanfares pullulent. On déambule à son rythme, arpentant les rues ornées de balcons et de verdure du Quartier Français et on s’arrête pour déguster un jambalaya ou un gumbo, spécialités locales. On aurait aimé flâner davantage, profiter pleinement de cette douceur de vivre. Malheureusement la météo ne fut pas avec nous et nous avons évité Ida, tempête tropicale, de peu.

Une réponse à “New Orleans: The Crescent City”

  1. viril

    Ahh ce post me fait penser à la chanson de Sam Cooke : http://www.youtube.com/watch?v=7B-6NC-JDbE

    15 novembre 2009

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