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Chicago: The Windy City
14 décembre 2009 - by Lekin - Aucun CommentaireAprès avoir parcouru 3 681 km depuis Vancouver, tout en ayant gagné une journée sur notre planning (on n’est pas des fous du volant pour rien), nous rejoignons en milieu d’après-midi notre dernière étape avant de boucler la boucle. Chicago ! C’est la plus grande métropole de la région des Grands Lacs, troisième plus grande agglomération des USA (8711000 d’habitants sur 5498 km2), la ville est située en bordure du lac Michigan.
Notre vision plus que réductrice de la ville nous fait y associer deux domaines : musique (blues & jazz) et architecture (moderne). En trois jours, c’est en tout cas autour de ces thèmes que nous avons orienté nos visites.

Notre auberge se situe en plein centre, dans le Loop, quartier surnommé ainsi en raison des lignes du métro aérien qui se croisent ici en une boucle, encerclant le quartier des affaires. En toute logique, nous choisissons de démarrer notre visite par cette portion de la ville. On s’écarte un peu de ces délimitations pour nous rendre près du lac et visiter le Millenium Park, aire publique inaugurée en juillet 2004. On y trouve le Jay Pritzker Pavilion de Frank Gehry ainsi que des installations : The Crown Fountain (Jaume Plensa), deux écrans verticaux qui se font face, à l’image des deux visages qu’ils diffusent et qui parfois crachent littéralement de l’eau sur les passants; le Cloud Gate, sculpture en forme de haricot (d’où son surnom) signée Anish Kapoor qui impressionne par les reflets psychédéliques que sa forme induit. Nous continuons notre visite par le nord pour rejoindre le John Hancock Center en passant par la Chicago River, étonnant canal qui se faufile entre les buildings et qu’on teint en vert, chaque année pour la Saint Patrick. Ignorant que nous sommes, nous n’apprendrons que plus tard (sans regret) que l’on peut monter au 95e étage d’un des buildings les plus emblématiques de la ville : le John Hancock Center de Fazlur Kahn.

Le lendemain, nous nous écartons du Loop en direction du sud de la ville pour une journée consacrée à l’architecture. Premier bâtiment, le S.R. Crown Hall, considéré comme le chef d’œuvre de l’allemand Ludwig Mies van der Rohe, l’un des plus représentatifs du mouvement moderniste. Le bâtiment abrite l’école d’architecture de l’Illinois Institute of Technology. Il frappe autant par son format que par sa structure extérieure qui donne à l’ensemble une impression de légèreté.
En face, se dresse le McCormick Tribune Campus Center, qui abrite cantine, bar et autres salles de conférence du campus de l’institut technologique. Le bâtiment offre une grande variété de volumes grâce à sa structure qui semble à première vue anarchique. Grande particularité, le centre est situé juste au-dessous de la ligne de métro aérien (le ‘L’) qui le relie au Loop. L’architecte (Koolhas) a souhaité intégrer le métro au bâtiment, dessinant un tunnel où s’engouffrent inlassablement les trains, liant de facto l’édifice au réseau de transports.

Un peu plus au sud se trouve une autre œuvre importante du XXe siècle, emblématique du mouvement Prairie style développé par Frank Lloyd Wright : la Robie House. Manifeste de la maison individuelle moderne qui tend à s’écarter de l’architecture victorienne toujours en cours à l’époque. La maison fut construite en 1910 pour le compte de la famille Robie (d’où le nom). Le style prairie tend à concevoir des édifices qui s’intègrent au mieux au paysage des plaines du Midwest. L’horizontalité du plan, mise en valeur par des briques allongées, donne l’impression que la maison est comme scotchée au terrain. L’intérieur offre de grands volumes qui appliquent le principe du plan libre. Proche du mouvement Arts & Crafts, Wright eut à cœur d’utiliser des vitraux pour n’isoler que partiellement l’intérieur de l’extérieur.

Dans la soirée, nous nous dirigeons au B.L.U.E.S. bar où se joue… du blues. Nous avons la chance de nous trouver là le jour de l’anniversaire du fils d’un des musiciens qui accompagnèrent rien de moins que Muddy Waters et Willy Dixon en leur temps. Impossible de retrouver son nom hélas, mais sa voix et son jeu étaient tout à fait impressionnants.
Les tours seront au cœur de notre troisième journée à Chicago. Nous passons à la Willis Tower (anciennement Sears Tower, elle aussi dessinée par Kahn). Hélas le temps est couvert, nous ne verrons que la tour s’enfoncer dans les nuages (un spectacle pas dégueulasse pour autant) et nous ne grimperons pas au sommet. L’après-midi, nous décidons d’aller voir l’exposition consacrée au mouvement Arts & Crafts (from Britain to Chicago) de l’Art Institude of Chicago. En fin d’après-midi, direction vers le John Hancock Center pour la seconde fois. Le temps s’est découvert. Nous clôturons donc la dernière journée de cette dernière étape par un verre de vin et une vue imprenable sur Chicago. Du 95e étage, nous découvrons avec émerveillement les tours éclairées du centre et le lac. Le lendemain, nous quittons définitivement les Etats-Unis pour filer à Toronto.
Vancouver
6 décembre 2009 - by Lekin - Aucun CommentaireAprès Seattle, nous continuons notre route vers le nord, à quelque 230 kilomètres, direction Vancouver. Au passage nous quittons les Etats-Unis pour la première fois depuis six semaines.

Nous avons passé trois jours dans cette ville encerclée par la nature. Le centre-ville (Downtown) est, comme à San Francisco, situé sur une presqu’île. Peu de sights ici mais une atmosphère différente de ce qu’on a pu vivre jusque là. La ville est récente (fondée en 1886) et tout ici est moderne. Ou presque.
Gastown est le centre historique de la ville, là où s’installèrent les premiers colons britanniques. Avouons que même si l’architecture de ces quelques pâtés de maisons confère au quartier un cachet rustique que le reste de la ville n’a pas, on ne trouve là rien de franchement dépaysant pour nos yeux d’européens. L’hôtesse très consciencieuse a bien insisté afin que nous ne nous écartions pas du chemin touristique indiqué. A deux pas d’ici se trouve le quartier le plus pauvre du Canada, où sans-abris, crackheads et prostituées ont élu domicile.

Après un petit tour dans Chinatown, nous empruntons une navette fluviale pour un point de vue sur la ville au fil de l’eau. La navette nous emmène à Granville Island où se trouve un marché couvert plutôt propret où s’offrent à nos yeux toutes les cuisines du monde. Nous continuons notre petit bonhomme de chemin vers le nord et atteignons le poumon de la ville : Stanley Park, oasis de verdure qui s’étend sur une surface quasi égale à celle de Downtown. Le soleil qui se couche sur cette journée donne une sensation de bout du monde, de ville lointaine du grand nord.

Un sentiment renforcé le lendemain, lorsque nous prenons la voiture pour atteindre Horseshoe Bay un peu plus au nord pour monter à bord du ferry qui nous emmène à Bowen Island. Nous ne sommes pas restés sur l’île. Pourtant l’on imagine assez bien le mode de vie de ses habitants, entre modernité et grands espaces. Une visite qui a un goût d’inachevé et qui donne envie, l’espace de quelques mois, de venir expérimenter la vie dans ces contrées.
La prisonnière du désert (1956)
22 novembre 2009 - by Lekin - Aucun Commentaire
Texas, 1868. Des Comanches attaquent le ranch d’Aaron Edwards, qui est tué ainsi que sa femme et son fils. Ethan, le frère d’Aaron, apprenant le drame, part à la recherche de Lucy et Debbie, ses deux filles disparues, accompagné de Martin Pawley et Brad Jorgensen…
Le film a été tourné en août 1955 en extérieur à Monument Valley, Edmonton, Gunnison et Aspen (Colorado) et dans l’Utah.
Handclapping, The Meters
10 novembre 2009 - by Lekin - Aucun CommentaireAudio clip: Adobe Flash Player (version 9 or above) is required to play this audio clip. Download the latest version here. You also need to have JavaScript enabled in your browser.
Crawfish, Elvis Presley (1958)
9 novembre 2009 - by Lekin - Aucun Commentaire
Elvis Presley interprète « Crawfish » dans le film King Creole, tourné en 1958 à la Nouvelle Orléans.
Get out of my life woman, Lee Dorsey
9 novembre 2009 - by Lekin - Aucun CommentaireAudio clip: Adobe Flash Player (version 9 or above) is required to play this audio clip. Download the latest version here. You also need to have JavaScript enabled in your browser.
New Orleans: The Crescent City
9 novembre 2009 - by Lekin - 1 CommentaireAprès deux journées de route, nous arrivons à la Nouvelle-Orléans en empruntant la US 90, qui traverse les marais où l’on découvre les maisons sur pilotis qui abritent les pêcheurs du coin. Sans grand étonnement, nombre de ces bâtisses sont à vendre. On n’oublie pas comme ça la crise. Surtout dans l’un des états les plus pauvres du pays.

Nous gagnons tranquillement notre auberge en milieu d’après-midi : India House Hostel. Conseillée par plusieurs backpackers rencontrés en Floride. L’endroit est accueillant, la déco chaleureuse, il y a des chats et des poissons rouges. La piscine, hélas, restera déserte car le soleil ne fut point des notres pendant ce séjour.
La Nouvelle-Orléans. On pense à la musique, c’est ici que le jazz a pris ses racines. On pense aussi à la cuisine, épicée, d’origine cadienne et créole. On pense à Katrina bien sûr, dont les conséquences socio-économiques se font encore ressentir, 5 ans après.
Mais la Nouvelle-Orléans, c’est aussi la fête. Fidèle à son passé de ville libertaire, on y trouve aujourd’hui nombre d’établissements, le long de Bourbon Street en plein coeur du Quartier Français, invitant à la débauche : débits de boissons, clubs de musique live et autres clubs de strip. On y boit dans la rue (chose rare aux Etats-Unis), et on vient s’y divertir à toute heure. Les rues y sont bondées le soir et on n’ose imaginer l’ambiance un soir de Mardi Gras.
La ville est elle-même charmante. Il y a une fierté culturelle locale (on a ici la meilleure musique du monde et la meilleure cuisine du pays) mêlée à une grande humilité qui poussent à l’insouciance. La ville est sujette à de nombreux caprices météorologiques, en plus d’être coincée entre le lac Ponchartrain et le fleuve Mississipi et construite sous le niveau de la mer. « Laissez les bons temps rouler » (traduction française d’origine cadienne de « Let the good times roll ») est ici devise officielle et témoigne d’un laisser-aller palpable. On prend le temps de prendre son temps, la musique est omniprésente dans les rues, les fanfares pullulent. On déambule à son rythme, arpentant les rues ornées de balcons et de verdure du Quartier Français et on s’arrête pour déguster un jambalaya ou un gumbo, spécialités locales. On aurait aimé flâner davantage, profiter pleinement de cette douceur de vivre. Malheureusement la météo ne fut pas avec nous et nous avons évité Ida, tempête tropicale, de peu.
Oh Marie, Louis Prima
8 novembre 2009 - by Lekin - Aucun CommentaireAudio clip: Adobe Flash Player (version 9 or above) is required to play this audio clip. Download the latest version here. You also need to have JavaScript enabled in your browser.
Mardi Gras Mambo, The Hawketts
7 novembre 2009 - by Lekin - Aucun CommentaireAudio clip: Adobe Flash Player (version 9 or above) is required to play this audio clip. Download the latest version here. You also need to have JavaScript enabled in your browser.
Key Largo (1948)
6 novembre 2009 - by Lekin - Aucun CommentaireI Can Dig It Baby, Little Beaver
5 novembre 2009 - by Lekin - Aucun CommentaireAudio clip: Adobe Flash Player (version 9 or above) is required to play this audio clip. Download the latest version here. You also need to have JavaScript enabled in your browser.









































































































